Nos membres experts Viti-Vini

Le point de vue de nos experts sur le prix du foncier viticole

La FNSafer a récemment publié son rapport annuel 2016 sur le marché du foncier viticole, toutefois les chiffres de cette étude ne sont pas forcément représentatifs des prix réellement pratiqués.

Deux membres de l’association Wi&ne, connaissant bien le marché, nous livrent ici leur analyse :

Le point de vue sur les tarifs du foncier viticole de David Lawton, expert en Transactions Viticoles

« Le prix de la vigne n’est pas fixe et défini comme un produit industriel : un grand nombre de paramètres entrent en jeu et ce n’est pas simple de pouvoir évaluer correctement le prix de la vigne. Cela dépend entre autres :

  • Des voisins
  • Du terroir sur lequel elle est plantée
  • De l’âge et de la tenue de la parcelle au quotidien
  • De son orientation
  • De la qualité de son entretien
  • De son état de santé
  • Du viticulteur lui-même

Et d’autres paramètres encore que l’on doit analyser avant de donner une évaluation. Alors expliquer que Statistiquement, les prix se tassent : c’est peut être vrai, mais il faudrait faire une étude très approfondie. Avant d’acheter une vigne, il convient de consulter plusieurs experts qui accompagneront l’acheteur.

Mais je suis cependant tout à fait d’accord avec l’article qui synthétise bien en expliquant que la vigne est aujourd’hui globalement sous évaluée quand on sait que l’on peut acheter à Bordeaux de la vigne en parfait état de production entre 12 et 25 000 € l’hectare et que c’est un outil de production. »

Le point de vue sur les tarifs du foncier viticole de Pascal Chatonnet, Conseil oenologique – Expertise technique des installations chez Labexcell

Le tassement des prix indiqué via l’observatoire de la SAFER  n’est pas représentatif des transactions en général !
Je ne vois pas de tassement significatif des prix hormis dans les régions de la Champagne et le Chablis,  qui représentent des cas particuliers où ils s’étaient parfois envolés.

Par contre, il est vrai que les régions moins cotées offrent aujourd’hui des prix très accessibles au regard du potentiel de valorisation en rentabilité opérationnelle ce qui n’est pas du tout le cas des vignobles dits haut de gamme où seule la revente et la défiscalisation quand il s’agit de résident fiscal français, permettent d’envisager une perspective de profit à moyen long terme moyennant un investissement en fond de roulement régulier en plus de l’investissement initial.